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Title: Vivre au-delà du fleuve de l'oubli : portrait de la communauté villageoise du Castro do Vieito au moment de l'intégration du NO de la péninsule ibérique dans l'orbis Romanum : estuaire du Rio Lima, NO du Portugal
Authors: Silva, António José Marques 
Orientador: Alarcão, Jorge de
Lopes, Maria da Conceição
Keywords: Castro do Vieito, Viana do Castelo -- arqueologia
Issue Date: 23-Mar-2009
Citation: Silva, António José Marques - Vivre au-delà du fleuve de l'oubli : portrait de la communauté villageoise du Castro do Vieito au moment de l'intégration du NO de la péninsule ibérique dans l'orbis Romanum : estuaire du Rio Lima, NO du Portugal. Coimbra, 2008.
Abstract: Tout comme leurs prédécesseurs romains, les archéologues ont mis un certain temps à saisir les différentes structures politiques et sociales des habitants du NO de la péninsule ibérique, les englobant dans un même ensemble culturel : la culture des castros. On désigne généralement par ce nom les agglomérations fortifiées indigènes de l’ensemble de cette région. L’unité culturelle, sociale et politique d’un ensemble aussi vaste n’est aujourd’hui réellement défendue par personne. Dans l’état actuel des recherches, on sait désormais appréhender la spécificité de la culture matérielle et de la structure sociale et politique de chacune des régions du NO péninsulaire. L’une d’entre elles semble se confondre avec les limites du territoire du futur conventus bracarensis, qui s’étend entre le fleuve Douro et le sud de la Galice et au centre de laquelle la capitale, Bracara Augusta, est fondée sous le règne de Auguste. Les indigènes voient maintenant leur terre natale occupée par les ennemis qu’ils ont combattu pendant plus d’un siècle. S’ils veulent continuer à combattre, ils doivent s’enrôler dans les corps d’auxiliaires indigènes que les romains commencent à recruter dans la région. Le contact avec la culture romaine est maintenant plus direct et plus intense, ce qui provoque rapidement des changements significatifs du mode de vie des populations autochtones. C’est la compréhension de l’impact sur les populations autochtones de ce processus de changement culturel déclenché par l’occupation romaine qui a motivé l’élaboration de cet ouvrage. Les synthèses qui ont été publiées au long des trente dernières années sur le thème de la culture des castros, apportent régulièrement des idées nouvelles qui enrichissent l’analyse de cette problématique. L’objet de cette étude ne se renouvelle malheureusement pas à la même vitesse. En effet, une partie substantielle de la documentation archéologique sur la quelle s’appuie la recherche, a été élaborée à la fin du XIXe siècle ou au début du siècle suivant. Une surface importante des grandes agglomérations de la région a alors été fouillée. Les plans, dressés à cette époque, ont révélé à la communauté scientifique de l’époque l’ampleur de certains de ces gisements. On ne connaît malheureusement pas le contexte stratigraphique de la plupart des artefacts provenant des fouilles de cette période, aujourd’hui conservés dans les musées portugais et galiciens. Il faudra en effet attendre la fin du vingtième siècle pour disposer de résultats d’interventions archéologiques effectuées selon le principe stratigraphique. On privilégie à présent la lecture verticale par rapport à la lecture horizontale du gisement archéologique, le sondage étant préféré à l’intervention en surface, plus coûteuse en ressource et pour cela hors de portée des chercheurs locaux. À partir de la dernière décennie du XXº siècle, la généralisation des interventions de sauvetage menées à bien dans le cadre des grands chantiers de travaux publics redonne aux chercheurs l’opportunité d’effectuer des interventions qui permettent de concilier la lecture verticale et horizontale de ces gisements. L’une de ces agglomérations indigènes située sur la rive droite de l’estuaire du Rio Lima a ainsi été récemment affectée sur près des deux tiers de la totalité de sa surface par le corridor de l’Autoroute A28 (Viana do Castelo/Caminha), donné sous forme de concession à l’entreprise Euroscut SA par l’Instituto de Estradas du Portugal. J’ai eu la chance d’assurer personnellement la direction de la fouille de la surface affectée par le corridor, donnée en adjudication à l’entreprise AMS – Análise e Consultadoria Arqueológica Ld.ª, dont je suis le gérant. Cette intervention s’est prolongée de juin 2004 au mois de juillet 2005. Au long des trois années suivantes, cette entreprise a financé intégralement le travail de recherche que je présente maintenant, celui-ci étant fondé sur les données recueillies au cours de cette intervention. L’encadrement académique de ce travail a été assuré par le Centro de Estudos Arqueológicos das Universidades de Coimbra e do Porto (CEAUCP), et cette thèse de Doctorat en Archéologie a été dirigée par Jorge de Alarcão et Maria da Conceição Lopes, membres de ce centre de recherche. Comme le titre l’indique, ce qui suit est un portrait de la communauté villageoise qui a un jour habité le Castro du Vieito, établi à partir des résultats de l’intervention archéologique que j’ai menée sur ce gisement. Comme tout portrait, ce texte ne transmet qu’une image incomplète de cette communauté, que l’information archéologique révélée par la fouille du Castro do Vieito m’a permis de recréer. Je ne peux pas prétendre que ce portrait soit exhaustif, puisque de nombreux aspects de la structure sociale, économique et spirituelle de cette communauté n’ont pas laissé de traces matérielles, que je puisse ou que je sache lire. J’ai consciemment minoré d’autres aspects, documentés par le registre archéologique à ma disposition afin de former une image équilibrée de la communauté, qui soit le reflet de la dialectique entre la permanence et le changement. Le lecteur spécialiste en numismatique, en amphores, etc., pourra trouver le plan de l’ouvrage un peu brouillon, l’information relative aux différents types de documents étant distribuée au long de plusieurs chapitres. Il pourra également regretter l’absence de certaines données utiles à la construction de son propre objet d’étude. Je le prie de m’en excuser. J’ai en effet renoncé à présenter les différents documents archéologiques par « catégories-tiroirs » telles que les sigillées, les amphores, les métaux, etc. J’ai préféré au contraire introduire les différentes lectures que l’on peut faire de ces documents (chronologie, signification sociale, économique, etc.) pour permettre au lecteur de comprendre tel ou tel aspect de la communauté villageoise, objet d’étude assumé de mon ouvrage. Cet objectif explique également l’hétérogénéité de la documentation utilisée à cette fin, et notamment l’importance parfois assumée par des documents tels que le patrimoine ethnologique régional ou les formes du paysage de la région, d’un intérêt à première vue improbable pour un ouvrage qui traite d’un thème de nature archéologique. Le caractère transversal de ce texte peut suggérer au lecteur que je suis un spécialiste dans les diverses disciplines sur lesquelles j’appuie la construction de ce portrait. Ce n’est pas le cas. Je ne suis en réalité qu’un spécialiste de mon objet d’étude : la communauté qui a un jour habité le Castro du Vieito. Mon savoir relatif à chacune de ces disciplines, se limite aux connaissances qu’il m’a paru nécessaire d’accumuler pour aborder convenablement mon objet d’étude. Le lecteur pourra également juger inopportune l’importance donnée au long du texte au débat sur les questions théoriques ou méthodologiques pour un ouvrage, qui ne dépasse pas, somme toute, le seuil d’une monographie. Je prie encore une fois le lecteur de m’en excuser. Tout comme un portrait esquissé par un peintre, l’image que je forme de mon objet est fortement conditionnée par la manière dont je peins et la conception que je me fais de la peinture, c’est-à-dire, dans mon cas, des théories et des méthodes sur lesquelles j’appuie ma construction mentale. Pour ces raisons, le chapitre « Les règles de l’art », particulièrement consacré à ce sujet, intervient immédiatement après cette brève introduction. L’organisation du reste du texte est plus arbitraire, puisque les autres chapitres abordent différents aspects relatifs à la communauté étudiée, à mes yeux tout aussi importants les uns que les autres. Dans le chapitre « Le village ou la structure d’un système complexe : la communauté villageoise », j’aborde la question de la relation qui existe entre la structure sociale et économique de la communauté et la structure spatiale de son habitat. Le chapitre « Une identité en construction » présente certains aspects de la culture matérielle mis au jour durant la fouille et révélés par l’analyse du mobilier archéologique qui permettent de mieux cerner son importance comme vecteur de valeurs culturelles, indispensables à la construction de l’identité des villageois. Le chapitre « Communauté et territoire » traite la difficile question des liens de la communauté villageoise avec son territoire et avec les autres communautés voisines. Finalement, le chapitre « Appartenir à l’orbis Romarum » est une tentative de comprendre l’impact de l’occupation romaine de la région dans la vie quotidienne des villageois. Le lecteur ne trouvera pas non plus de conclusion à la fin de cet ouvrage, car comme la plupart des peintres, je ne me sens pas capable de condenser un tableau entier en un seul coup de pinceau. Je n’en vois pas d’ailleurs la nécessité.
Description: Tese de doutoramento em História (Arqueologia) apresentada à Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra.
URI: http://hdl.handle.net/10316/9899
Rights: openAccess
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